La récupération de chaleur, une formule gagnante

À l’heure actuelle, la récupération de chaleur demeure la meilleure stratégie pour réduire la consommation énergétique externe d’un bâtiment. En effet, cela consiste à récupérer au maximum les pertes de chaleur causées par le bâtiment en les réutilisant intelligemment.


Dans un bâtiment commercial ou multirésidentiel, la majeure partie des pertes de chaleur réside dans l’évacuation de l’air chaud vicié, le refroidissement l’été ainsi que la chaleur des cheminées des appareils de combustion d’énergies fossiles.


Concernant la chaleur perdue dans les cheminées, celle-ci peut être grandement réduite avec l’installation de nouvelles chaudières haute efficacité; des subventions sont d’ailleurs possibles pour l’achat de ces appareils. Se référer aux programmes de subvention offerts notamment par Énergir. Cependant, lorsque les chaudières restent fonctionnelles mais inefficaces, récupérer cette chaleur peut être une source importante d’économie d’énergie.


De plus, pendant l’été, les refroidisseurs permettent de climatiser les édifices à bureau ou les logements multirésidentiels en rejetant la chaleur à l’extérieur (via des tours d’eau ou refroidisseurs à sec ou de liquide). Cette chaleur évacuée, intelligemment captée, pourrait être réutilisée, bien que les besoins de chauffage en été soient moins requis.


Ainsi, la récupération de chaleur sur l’air évacué chaud, mais vicié, demeure la meilleure option. Cependant, celle-ci n’est pas possible systématiquement. Comme présenté dans l’article du magazine électronique Voir vert (voirvert.ca/nouvelles/dossiers), des unités de traitement d’air composées de roues thermiques, cubes, cassettes (et d’autres) permettent de capter la chaleur rejetée. L’air étant vicié et contaminé, il ne peut pas être réalimenté, mais sa chaleur elle, reste disponible.


Le secteur immobilier est en pleine transformation, et il nous apparaît maintenant évident que pour améliorer son efficacité énergétique et réduire ses coûts d’énergie, la récupération de chaleur, jumelée à des besoins de maintien d’actifs, fait partie de la solution pour atteindre la carboneutralité.

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